Ce que les Bassa comme Mbembe n’ont pas encore compris – Patrice Nganang

1.jpgCe n’est pas par tribalisme que les autres Camerounais vont aimer Um Nyobe, mais par générosité. Le Reppe-ci a beaucoup trop de haine dans son cœur, beaucoup trop de ressentiments, et le problème avec les ressentiments est qu’on peut les cacher comme on veut quand on est jeune, ils sortent avec l’âge.

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Depuis que Mbembe, 60 ans, écrit ses machins sur Yem Mback et Um Nyobe-la, c’est allé où? La capitale du Cameroun a cessé d’être Douala depuis 1921, je dis bien, 1921 – depuis lors, c’est Yaounde le lieu de toutes les batailles. Il s’en va se battre, insulter les Douala à Douala à cause de Um Nyobe qui, habitant de Douala, avait choisi volontairement de quitter Douala, c’est-à-dire sans être force par aucun colon ou par aucune ‘satrape’, d’aller se cacher dans la jungle du pays bassa, a Boumnyebel, parmi ses propres frères, avec sa femme bassa et ses lieutenants bassa, afin que les Douala acceptent à Douala la statue de Um Nyobe qui, nous dit-il est ‘héros national’ même si mort à cause de, et en plein dans son ‘repli identitaire’? Merde, la capitale de ce pays-là c’est bel et bien Yaounde!

Aucun Bassa n’a jamais eu idée de faire mettre à Yaounde un statue de Um Nyobe, qui y a pourtant travaille pendant des années et habite au quartier Messa! Quartier Messa qui n’a même pas une plaque qui porte son nom, même pas une rue qui porte son nom! Pauvre pays que le tribalisme rend aveugle! Yaounde qui jusqu’ici n’a qu’une seule statue, celle de Charles Atangana, qui évidemment est Ewondo! Quand le tribalisme rend aveugle! Quand la haine rend aveugle.

Et moi-ci je ne peux que rire, éclater de rire, car jusqu’ici, ce tribalisme n’a rien produit. Rien du tout. Le livre écrit sur Um Nyobe qui ait été le plus traduit sur cette terre n’a pas été écrit par un Bassa, car c’est bel et bien mon roman ‘La Saison des prunes’, qui sortira en automne dans la gigantisme maison américaine Farrar, Straus & Giroux. Et, well, je suis bel et bien Bamileke, et donc, ethno fasciste, pour reprendre la vulgate des Nkwa’ au crane décroissant.

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La leçon de l’histoire: on n’impose pas un héros a d’autres en citant ses références tribales, mais en étant généreux, et, notons-le bien, la capitale de ce pays nomme Cameroun par les blancs, c’est bel et bien Yaounde. Qui n’est pas capable de faire sa bataille à Yaounde n’a pas de couilles. Ongola est là, vide de sens historique. Ongola est là, en jachère. La Poste centrale, c’est le lieu de toutes les batailles. Le reste n’est que bruit tribal.

Concierge de la république

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