Pour avoir soutenu Peter Balerin, un conseiller de Biya risque gros

1.jpgLuc Sindjoun avait estimé que la sortie médiatique de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, au cours de laquelle il révélait le contenu de son audience avec le Président de la république, devait être considérée comme participant de la dynamique des relations amicales entre les Etats-Unis et le Cameroun.

C’est cette attitude qui aurait value à Luc Sindjoun, si l’on en croit les informations relayées par le journal Essingan en kiosque le jeudi 31 mai 2018, une demande d’explications de la part du Président de la république, Paul Biya.

En effet, faisant suite à l’audience à lui accordée le 17 mai dernier par le Chef de l’Etat, Peter Henry Barlerin informe l’opinion, à travers un communiqué, qu’il a demandé au président Biya, au nom du président Trump, de laisser le pouvoir.

«Enfin, le président et moi avons discuté des prochaines élections. J’ai suggéré au président qu’il devait penser à son héritage et à la façon dont il se veut se souvenir dans les livres d’histoire pour être lus par les générations à venir, et a proposé que George Washington et Nelson Mandela soient d’excellents modèles», écrit-il.

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Des propos qui ont suscité une désapprobation générale au Cameroun. Sauf pour M. Sindjoun qui estime qui «l’amitié entre Etats comme l’amitié entre les êtres humains, est nourrie par les mamelles de la franchise et la sincérité. L’amitié sans franchise est hypocrisie».

Banalisant les faits et propos d’un chef de mission qui dit lui-même, parler au nom de son chef d’Etat, le conseiller spécial du président camerounais va enfoncer le clou: «la déclaration de l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, pour aussi médiatisée et instrumentalisée qu’elle a été, doit être prise pour ce qu’elle est, c’est-à-dire l’expression d’un point de vue».

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